Les Etats-Unis ont mené des frappes « limitées » sur une île iranienne, selon des médias américains

Les Etats-Unis ont mené des frappes limitées sur l’île de Qeshm, dans le détroit d’Ormuz, ont rapporté plusieurs médias américains, mardi 3 novembre. Selon le Wall Street Journal(Nouvelle fenêtre), qui les a révélées, ces frappes ont été conduites lundi, à la veille des élections de mi-mandat aux Etats-Unis. L’agence de presse officielle iranienne Irna avait, plus tôt, fait état de cinq explosions entendues sur l’île, et rapporté que des habitants avaient vu deux avions dans le ciel.

Des responsables américains anonymes cités par le Wall Street Journal et plusieurs autres médias ont précisé qu’elles étaient les dernières en date d’une série de frappes « limitées » et « défensives » menées ces dernières semaines. Selon ces sources, elles n’ont pas été annoncées publiquement afin d’éviter de donner l’impression que Washington avait l’intention de reprendre des opérations de combat de grande envergure. Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) n’a pas donné suite dans l’immédiat. L’armée israélienne a dit mardi à l’AFP ne pas être impliquée dans ces frappes.

Incertitude sur le confit après les midterms

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a déclaré mardi que Téhéran se réservait le droit de se défendre, après que des médias américains ont fait état de frappes américaines la veille contre l’île iranienne de Qeshm, dans le détroit d’Ormuz. « La République islamique d’Iran conserve le droit à une légitime autodéfense tant que l’agression militaire n’aura pas été complètement et définitivement interrompue », a déclaré Kazem Gharibabadi à des journalistes qui l’interrogeaient sur ces frappes, sans explicitement confirmer qu’elles aient été menées, selon l’agence de presse iranienne Isna.

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Pourquoi Donald Trump menace-t-il l’Iran de nouvelles frappes juste avant les midterms ?

Donald Trump avait assuré lundi soir sur sa plateforme Truth Social qu’un accord avec l’Iran « pourrait arriver », alors que son camp souffre du mécontentement des Américains face à la hausse du coût de la vie et la guerre. « Les prix du pétrole tombent comme des pierres (…) parce que les gens sentent qu’il n’y aura pas de guerre avec l’Iran », avait-il mis en avant. « Il nous reste encore à nous occuper, je dirais, d’un ou deux sites [nucléaires], mais nous pouvons faire ça en dix minutes », avait en revanche déclaré le président des Etats-Unis, samedi, depuis sa résidence en Floride.

L’administration Trump souffle donc le chaud et le froid avec Téhéran. Elle menace de reprendre les opérations militaires, tout en affichant sa confiance dans le processus diplomatique. « La balle est désormais dans le camp des États-Unis pour éviter la guerre », a déclaré pour sa part le négociateur en chef iranien Mohammad Bagher Ghalibaf, lors d’un discours devant le parlement, qu’il préside. Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi, avait qualifié ces discussions de « très intenses » pour mettre fin au conflit déclenché fin février par des frappes israélo-américaines sur Téhéran.

L’Iran conditionne la réouverture du détroit à un cessez-le-feu sur l’ensemble des fronts dans la région, au dégel de ses avoirs détenus à l’étranger, à la levée des sanctions frappant son secteur pétrolier ainsi qu’à la fin du blocus naval américain.

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