Il y a des trajectoires qui ressemblent à des passes décisives : précises, inattendues, et qui changent le cours du jeu. Celle de Khouraïchi Abdoulaye Thiam en fait partie.
Avant d’endosser le costume d’administrateur, il portait le maillot. Ancien international sénégalais de basket-ball, Khouraïchi Thiam a connu les parquets, la discipline du sport de haut niveau, l’exigence du collectif. Un héritage familial qui n’a rien d’un hasard : il est le fils du docteur Amadou Lamine Thiam, ancien international lui-même, ex-médecin des équipes nationales du Sénégal et ancien maire de Mermoz Sacré-Cœur, ainsi que d’une mère décrite comme une figure marquante du sport et du monde universitaire sénégalais.
En janvier 2025, le Conseil des ministres le nomme à la tête du Fonds d’Appui à l’Investissement des Sénégalais de l’Extérieur (FAISE), en remplacement de Sokhna Nata Samb. Un tournant : de l’arène sportive à la gestion publique, sans changer, dit-il, de philosophie — rigueur, transparence, résultats.
Dès son installation, en février 2025, il annonce une réforme profonde de l’institution : fin du favoritisme dans l’attribution des financements, critères clairs et équitables, et une ambition affichée de faire du FAISE un véritable levier de la diplomatie économique sénégalaise, capable d’attirer les investissements de la diaspora.
Son engagement — auprès de la jeunesse, des femmes, du monde sportif — lui vaudra une reconnaissance publique : le prix Ragné de la “Révélation Politique de l’année”, saluant un parcours marqué par la résilience et le sens du service public.
De l’international de basket à l’homme d’État en devenir, Khouraïchi Thiam incarne une même conviction : l’esprit de compétition, quand il est mis au service du collectif, peut aussi se jouer dans les couloirs de l’administration.

