Chantiers et projets pour la Casamance : Les annonces de Al Aminou Lô

Lors de la cérémonie de commémoration du 24e anniversaire du naufrage du Joola, ce samedi, le Premier ministre du Sénégal, Ahmadou Al Aminou Lô, a réaffirmé l’engagement du gouvernement à faire du développement de la Casamance une priorité nationale.

Il a annoncé la tenue d’un Conseil interministériel à Ziguinchor en novembre et confirmé le démarrage des grands projets d’infrastructures, dont le pont Émile Badiane.

Dans un discours empreint de gravité et de détermination, Al Aminou Lô a rappelé que la Casamance, « grenier du Sénégal », doit bénéficier d’un développement tangible et durable.

« Le Plan Diomaye pour la Casamance doit devenir plus réaliste et plus concret », a‑t‑il martelé, promettant que le prochain Conseil interministériel consacré à son évaluation se tiendra à Ziguinchor dès novembre.

Le Premier ministre a insisté sur l’urgence des chantiers structurants, notamment le pont Émile Badiane, dont les procédures de marché sont déjà bouclées. « Nous nous engageons à le démarrer dès que les premières marges de manœuvre budgétaire seront dégagées, peut-être avant la fin de l’année », a‑t‑il assuré, précisant que l’enveloppe nécessaire est inscrite dans la loi de financement initiale de 2027.

Il a également évoqué la construction d’un second pont, confirmant que les infrastructures de désenclavement figurent en bonne place dans l’agenda Sénégal 2050.

Au-delà des projets, Al Aminou Lô a tenu à lier mémoire et responsabilité. « Nous ferons de la mémoire une vigilance, de la douleur une leçon et du souvenir une responsabilité », a‑t‑il déclaré, soulignant que la tragédie du Joola doit rester un engagement de vie pour les générations futures.

Évoquant son expérience passée en tant que directeur national de la BCEAO, il a rappelé les efforts menés pour valoriser le potentiel agricole de la région et offrir aux populations un « mieux‑être ».

Dans un ton solennel, il a conclu : « Les meilleurs enfants du monde, je vous le dis en français, nous ne pouvons pas lâcher cette vigilance. Par décret du président de la République, avant la fin de l’année, nous allons inscrire la mémoire dans une vigilance permanente. »

Ainsi, entre hommage aux disparus et promesses de développement, le Premier ministre a voulu donner à la Casamance des raisons d’espérer, en inscrivant son avenir dans une dynamique de réparation et de progrès.

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