Neuf morts à Mbeubeuss et Fass Mbao : les drames humains éclipsés par l’actualité politique

Alors que le bras de fer autour de la LFR 2026 et les rivalités politiques dominent l’actualité, neuf personnes ont perdu la vie à Mbeubeuss et à Fass Mbao. L’ancien DG de la DGPU, Bara Diouf, appelle à ne pas laisser les débats politiques occulter ces drames humains et plaide pour une meilleure prise en charge des violences impliquant les jeunes

Le bras de fer autour du projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026, les rivalités politiques occupent une place importante dans l’actualité. Dans ce contexte, plusieurs drames humains semblent passer au second plan. À Mbeubeuss et à Fass Mbao, neuf personnes ont pourtant perdu la vie dans deux événements distincts.

À Mbeubeuss, cinq femmes récupératrices de déchets sont mortes le matin 26 octobre après avoir été accidentellement prises au piège par un tricycle de collecte d’ordures, selon la RFM. À Fass Mbao, les affrontements entre groupes de supporters, en marge du déplacement du convoi du lutteur Siggil Yeumbeul, ont également fait quatre morts.

Une situation qui interpelle Bara Diouf, ancien directeur général de la DGPU. « Le flot d’informations au quotidien fait souvent passer certains drames violents pour de simples faits divers. », souligne-t-il.

Sur le drame de Fass Mbao, il estime que les violences observées autour des manifestations sportives, notamment la lutte et les Navétanes, constituent une question nationale qui mérite une réflexion collective.

L’ancien responsable appelle à écouter les spécialistes, notamment les sociologues, psychologues et acteurs de terrain, pour mieux comprendre les comportements des jeunes. Il évoque également la progression de la consommation de drogue, qu’il considère comme un facteur aggravant. « Il ne faut pas seulement accuser la lutte ou les Navétanes. Il faut aussi écouter les jeunes, comprendre ce qu’ils vivent et leur apporter des réponses », plaide-t-il.

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