Cheikh Oumar Diagne accuse les députés de Pastef d’empiéter sur le rôle de l’exécutif

Régime d’assemblée » : c’est ainsi que Cheikh Oumar Diagne qualifie la démarche des députés de Pastef après le rejet définitif du projet de loi de finances rectificative (LFR). L’ancien directeur des moyens généraux de la Présidence a réagi dans une publication faite un mardi 3 novembre.

Dans son analyse, Cheikh Oumar Diagne estime que les parlementaires ont outrepassé leurs prérogatives. Il soutient que le constat de l’échec du Plan de redressement économique et social (PRES) et la hausse de la subvention aux hydrocarbures auraient dû conduire à corriger la loi de finances initiale.

Le débat intervient après la présentation du projet de LFR par le ministre Cheikh Diba devant les députés. Le 26 octobre, il avait notamment indiqué que les recettes fiscales pourraient reculer de 340,3 milliards de FCFA et que 300 milliards seraient consacrés aux arriérés. Dans sa réaction relayée par Senegal7, Diagne compare aussi la séquence aux votes des LFR de 2024 et 2025, qui, selon lui, n’avaient pas pris cette tournure malgré des changements concernant les dépenses, les recettes et l’investissement.

La notion de régime d’assemblée employée par Cheikh Oumar Diagne renvoie, dans son propos, à une situation où les députés s’attribueraient des compétences qui ne leur reviennent pas. Il demande aux acteurs des deux pouvoirs de privilégier le calme et de répondre aux difficultés de la population plutôt que de poursuivre un bras de fer.

Cheikh Oumar Diagne invoque l’article 42 de la Constitution pour affirmer que la détermination de la politique de la nation ne revient pas aux parlementaires.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *