Le rejet de la loi de finances rectificative ne devrait pas, selon Maître Amadou Sarr, bouleverser l’exécution des dépenses publiques. L’ancien député juge toutefois que le bras de fer entre le gouvernement et la majorité parlementaire de PASTEF fragilise le dialogue institutionnel.
Amadou Sarr estime que la LFR ne devrait pas provoquer de fortes perturbations budgétaires, le Sénégal approchant de la fin de l’exercice. Il considère en revanche que la situation peut avoir des conséquences sur la notation et la stabilité des institutions.
Invité sur iRadio, il a rappelé que l’Assemblée nationale peut adopter ou rejeter les textes qui lui sont soumis. Il regrette néanmoins l’absence de concertation préalable entre l’Exécutif et le Législatif. Dans ses propos rapportés par Pressafrik, il reproche aux deux camps de défendre leurs intérêts immédiats plutôt que l’intérêt général.
L’ancien parlementaire estime aussi que le débat mené à l’Assemblée ne correspondait pas au cadre d’une loi de finances rectificative. Selon lui, le débat d’orientation budgétaire avait déjà eu lieu lors de l’adoption de la loi de finances initiale.

