La brigade de proximité de Tivaouane-Peulh a été informée, le 22 septembre 2026, vers 20 heures, d’un accident mortel de la circulation survenu sur la piste latéritique reliant Niague à Socabeg. L’accident, impliquant un bus Tata de la ligne 81 et un passager, s’est soldé par le décès de ce dernier. Le véhicule de marque Tata circulait sur l’axe Niague-Socabeg, portières ouvertes. Arrivé à environ 200 mètres du collège privé Salimata BA, D. NDIAYE, un passager âgé de 22 ans, soudeur métallique, a trébuché lors du voyage. Lors de sa chute, la tête de la victime s’est retrouvée entre les roues avant et arrière droites du bus, alors en mouvement. Le passage des roues arrière sur la tête de D. NDIAYE a occasionné sa mort. Selon les premiers éléments, l’accident serait dû à une imprudence et à l’inobservation des règles de sécurité relatives à la fermeture des portières du véhicule. Alertés, les éléments de la brigade de proximité de Tivaouane-Peulh se sont aussitôt transportés sur les lieux, après avoir prévenu les sapeurs-pompiers de Keur Massar. Une opération de constat a été menée sur place. Le corps sans vie de la victime a ensuite été évacué par ambulance des sapeurs-pompiers vers la morgue de l’hôpital Dalal Diam de Guédiawaye, en présence des enquêteurs. La même nuit, le 22 septembre 2026, à 21 heures, la brigade de proximité de Tivaouane-Peulh a procédé au placement en garde à vue de T. DIAGNE, chauffeur demeurant à Tivaouane-Peulh, pour mise en danger de la vie d’autrui et homicide involontaire, à la suite de cet accident mortel de la circulation. D’après les éléments recueillis, T. DIAGNE, âgé de 36 ans, chauffeur du bus de la ligne 81, conduisait un véhicule Tata transportant des passagers. Il circulait de nuit sur l’axe Niague-Socabeg, portières ouvertes. C’est dans ces conditions qu’un des passagers, en descendant du bus alors en mouvement, a chuté, la tête se retrouvant sous les roues avant et arrière du véhicule. Par inadvertance, T. DIAGNE a roulé sur la tête du passager, entraînant sa mort. Au terme de l’enquête, le chauffeur a été présenté au procureur Cheikh Diakhoumpa, chef du parquet de Rufisque, qui a acté son placement sous mandat de dépôt.

De Diendé, modeste commune de la région de Sédhiou, aux laboratoires de recherche et aux instances qui façonnent l’avenir spatial du Sénégal, le parcours du Dr Labaly Touré force le respect. Enseignant-chercheur, formateur et conseiller technique à l’Agence sénégalaise d’études spatiales (ASES), cet universitaire porte une conviction chevillée au corps : les satellites, les drones, l’intelligence artificielle et les données géographiques ne doivent plus relever du gadget ou du mythe technologique, mais devenir des leviers ordinaires de développement et de souveraineté nationale.

Pour le Dr Touré, la géomatique est bien plus qu’une discipline académique ; c’est une mission de développement. Il appartient à cette nouvelle génération de scientifiques africains convaincus que la haute technologie doit sortir des laboratoires pour irriguer l’action publique. Qu’il s’agisse d’optimiser la production agricole, de sécuriser le foncier, de protéger l’environnement ou d’éclairer la prise de décision politique, l’imagerie spatiale s’impose désormais comme un outil de gouvernance incontournable.

​Du surnom « Bill » aux amphis de Saint-Louis

​L’aventure scientifique de Labaly Touré s’amorce au milieu des années 1990 dans son Casamance natale. Alors élève en classe de sixième au lycée Ibou Diallo de Sédhiou, le jeune garçon est initié à l’informatique grâce à un enseignant visionnaire. Dans un contexte où l’ordinateur demeure un luxe rarissime, la magie opère immédiatement. Fasciné par la machine, il apprend à une vitesse prodigieuse et se met très vite à former ses propres camarades. Son aisance lui vaut alors le surnom prémonitoire de « Bill », en hommage au fondateur de Microsoft.

​Après l’obtention de son baccalauréat en 2002, il intègre l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis. C’est là que s’opère la jonction décisive entre sa passion pour l’informatique et son attrait pour la géographie : la géomatique était née. Il décroche son doctorat à l’UGB, puis parfait sa spécialisation au fil de séjours académiques de haut niveau au Canada et en France, s’imposant progressivement comme l’un des experts pionniers du domaine au Sénégal.

​Former la relève et démocratiser la donnée spatiale

​Aujourd’hui enseignant-chercheur à l’Université du Sine Saloum El-Hâdj Ibrahima Niass (USSEIN), le Dr Touré y coordonne depuis 2020 la filière Géomatique. Sous sa houlette, l’établissement a structuré un cursus complet, de la licence au master, formant des promotions d’ingénieurs et de chercheurs aguerris aux systèmes d’information géographique, à la télédétection et à l’intelligence artificielle appliquée aux territoires.

​Pédagogue hors pair, il est convaincu que la maîtrise technologique commence par la formation de ressources humaines locales qualifiées. C’est dans cette dynamique d’ouverture qu’il a impulsé le projet Map Sénégal, une plateforme collaborative visant à mettre les données géospatiales à la disposition des étudiants, des décideurs et des professionnels. Sa philosophie tient en une formule tranchante : « Le spatial n’est pas une dépense, c’est un investissement stratégique. »

​Un diplomate de la science à l’échelle africaine

​L’engagement de l’universitaire dépasse aujourd’hui largement le cadre de l’enseignement. En tant que conseiller technique à l’Agence sénégalaise d’études spatiales, il œuvre à l’articulation entre l’État, les universités et le monde de l’entreprise pour bâtir un écosystème spatial souverain. À l’échelle du continent, il préside le Réseau africain des professionnels de la géomatique, une organisation présente dans plus de 40 pays qui milite pour une Afrique créatrice et maîtresse de ses propres données géospatiales.

​Malgré son agenda international, le natif de Diendé n’a jamais coupé les ponts avec son terroir d’origine. Il parcourt régulièrement les collèges et lycées des régions périphériques pour animer des ateliers, susciter des vocations scientifiques chez les jeunes et leur prouver qu’aucune barrière géographique ne doit brider une ambition académique. En incarnant cette réussie par la science, le Dr Labaly Touré démontre chaque jour qu’une vocation spatiale peut valablement naître sur les rives du fleuve Casamance pour rayonner à travers le monde.

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