Jean Michel Sène a reçu un accueil digne de son nom à Malicounda. Devant une foule venue l’écouter, l’ancien directeur général de l’ASER a fait des révélations sur les personnes qui l’auraient appelé pour lui proposer de rejoindre le parti « Kiiraay ».
Selon lui, certains de ses interlocuteurs lui auraient conseillé de penser d’abord à lui-même et à ses intérêts.
« Est-ce que, quand on s’engage en politique, c’est pour des intérêts crypto-personnels ou pour gérer nos intérêts personnels ? La réponse est non. Ce n’est pas ça qui nous a motivés à entrer en politique », a-t-il déclaré.
Jean Michel Sène explique que son engagement politique était plutôt motivé par la volonté de changer le système en place.
On s’est engagé en politique parce qu’on pensait qu’un système était là et qu’il devait être dégagé. Une rupture avec le système, c’est ce qu’on avait appelé », a-t-il soutenu.
Répondant à ceux qui lui demandaient de tenir compte de sa relation avec le président de la République, Jean Michel Sène a réaffirmé que ses convictions passent avant les relations personnelles.
« C’est la conviction d’abord avant les amitiés. L’appel aux patriotes, on y a répondu. Personne ne peut nous faire abandonner la quintessence de notre engagement politique », a-t-il déclaré.
Pour rappel, le directeur général sortant de l’ASER, Jean Michel Sène, a officiellement passé le flambeau à son successeur après son limogeage par le président Bassirou Diomaye Faye