Conseil des ministres de l’UEMOA : Les décisions qui ont été prises

La troisième réunion ordinaire du Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) s’est tenue ce vendredi à Dakar. Elle a permis de passer en revue plusieurs questions.

Ainsi, le projet de directive portant réglementation communautaire des marchés publics dans l’UEMOA a été adopté. Ce texte consacre une réforme majeure du cadre juridique de la commande publique au sein de l’espace ouest-africain.

Il permettra, selon Aboubakar Nacanabo, président du Conseil, « de renforcer la capacité d’absorption des crédits d’investissement dans les États membres et d’assurer la célérité des procédures de passation des marchés des systèmes nationaux de l’Union ».

Aussi, la décision portant adoption de la stratégie régionale de protection sociale 2026-2035 a été adoptée par le Conseil des ministres de l’UEMOA.

Il s’agit là, selon M. Nacanabo, d’un « mécanisme majeur de soutien aux États membres dans la mise en œuvre de cadres institutionnels et organisationnels adaptés pour l’expansion de la protection sociale ». Un accent particulier est notamment mis sur l’amélioration de l’équité et l’accès des groupes sociaux vulnérables.

L’instance communautaire a aussi procédé à l’adoption du règlement modifiant le règlement n° 02/96/CM/UEMOA du 20 décembre 1996, portant statut des greffiers de la Cour de justice de l’UEMOA, qui concourt au bon fonctionnement de cet organe. Elle a également examiné et approuvé les comptes de l’AMF-UMOA au titre de l’exercice 2025.

Le Conseil a aussi donné son avis sur la participation des institutions d’émission et des banques commerciales de l’UMOA au système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS). Une initiative qui devrait contribuer au renforcement des échanges commerciaux et financiers, tant à l’échelle régionale que continentale.

« Le Conseil a adopté la décision relative à la renonciation aux immunités et privilèges de la BOAD dans le cadre de la mobilisation des concours financiers auprès de plusieurs partenaires techniques et financiers », a ajouté l’officiel burkinabè.

Cette décision présente un intérêt majeur, dit-il, pour la Banque, en ce qu’elle facilite l’accès à de nouvelles ressources et contribue à renforcer sa capacité de financement des projets prioritaires et structurants des États membres.

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