Malgré l’entrée en vigueur de la trêve avec le Hamas, les opérations militaires se poursuivent dans l’enclave palestinienne et continuent d’y coûter des vies, selon des données rassemblées par l’OMS.
Un cessez-le-feu qui n’empêche ni les bombardements, ni les tirs. Les opérations militaires israéliennes ont entraîné la mort d’au moins 1 467 Gazaouis en un an, depuis le début de la trêve dans l’enclave palestinienne, relaie l’Organisation mondiale de la santé(Nouvelle fenêtre) (OMS) vendredi 9 octobre. Ce bilan se fonde sur les décès recensés depuis le premier jour du cessez-le-feu, le 10 octobre 2025, par le ministère de la Santé gazaoui, administré par le Hamas. Des statistiques considérées comme fiables par l’ONU.
L’offensive déclenchée par Israël, en réponse aux attaques terroristes perpétrées par le Hamas le 7 octobre 2023, a entraîné le déplacement forcé de la quasi-totalité de la population gazaouie. Elle est aussi à l’origine d’une crise économique et humanitaire sans précédent, alors que l’ensemble des 2,1 millions d’habitants de l’enclave vivent désormais sous le seuil de pauvreté, selon les Nations unies.
Deux ans de guerre ont endommagé ou détruit 82% des bâtiments du territoire, selon un bilan du Haut-Commissariat de l’ONU aux affaires humanitaires(Nouvelle fenêtre), et fait plus de 74 000 morts, selon le ministère de la Santé du Hamas. Si le nombre de décès enregistrés chaque mois a fortement baissé depuis le début du cessez-le-feu – 8 805 personnes avaient été tuées lors du premier mois de conflit et 2 591 en septembre 2025, juste avant la trêve –, les frappes israéliennes continuent de coûter des vies presque quotidiennement, partout dans la bande de Gaza.
Un bilan contesté par Israël
Mi-septembre, l’Unicef a ainsi dénoncé sur X(Nouvelle fenêtre) la mort de neuf enfants en une semaine. Deux fillettes de 6 et 12 ans ont notamment été « tuées avec leurs parents dans leur sommeil lors d’une frappe aérienne à Beit Lahia », dans le nord de l’enclave palestinienne. A Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, une femme enceinte et un enfant ont aussi été abattus par des tirs.
Sur la seule journée du lundi 21 septembre, la défense civile de Gaza a rapporté trois décès supplémentaires : un homme, touché à la tête par un drone à Jabalia ; une femme, blessée lors d’une frappe aérienne dans le camp de réfugiés de Nuseirat ; et un enfant de 11 ans, mort après des tirs de chars sur des tentes près de Khan Younès.
Interrogée début septembre par la BBC(Nouvelle fenêtre), l’armée israélienne conteste le bilan du ministère de la Santé gazaoui. Elle assure mener des opérations « pour protéger ses troupes et les civils israéliens », tout en cherchant à limiter « le plus possible » les conséquences pour la population palestinienne. Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu avec le Hamas, l’Etat hébreu a annoncé la mort de cinq soldats et d’un employé civil sous contrat.

