Le village de Sam Ndiaye, dans la commune de Fandène, est sous le choc après la mort violente de Cheikhou Oumar Ndiaye, un chauffeur et cultivateur d’une quarantaine d’années, poignardé dans la nuit de jeudi, vers 2 heures du matin.
D’après les informations de Libération, le drame a été précédé d’une dispute au domicile conjugal. De retour des champs avec ses deux épouses, Cheikhou Oumar Ndiaye avait été accusé par sa seconde femme, Asta Dia, âgée d’une trentaine d’années, d’avoir frappé le fils qu’elle avait eu d’un précédent mariage. Le défunt contestait ces accusations. Alerté de l’altercation et informé que sa belle-sœur dissimulait un couteau sous son pagne, le frère de la victime s’était rendu sur place et avait récupéré l’arme.
Mais après son départ, poursuit le journal, Asta Dia aurait confié son fils à des voisins avant de se procurer un second couteau. Profitant du sommeil de son époux, elle lui aurait porté deux coups. Grièvement blessé, Cheikhou Oumar Ndiaye est parvenu à se traîner jusqu’à la devanture de la maison en criant « Asta Dia raynama » (« Asta Dia m’a tué »), avant de s’effondrer.
La mise en cause, enceinte de son premier enfant avec le défunt, a été interpellée dans la concession voisine où elle s’était réfugiée avec son fils, puis placée en garde à vue à la gendarmerie de Fandène. Inhumé depuis, Cheikhou Oumar Ndiaye laisse derrière lui six enfants.
Interrogée par Dakaractu, sa sœur, K. Ndiaye, affirme qu’une précédente dispute avait déjà été marquée par la sortie d’un couteau. « Cheikhou lui avait dit : “Tu sais que tu ne vas pas me poignarder”. Mais cette fois-ci, elle l’a surpris et elle est passée à l’acte. Elle n’a pas tué Cheikhou, mais toute une famille », témoigne-t-elle.

