Le think tank Afrikajom Center monte au créneau après les actes de violence présumés dont aurait été victime Oumar Sow, ancien ministre conseiller du président Macky Sall. L’organisation de défense des droits humains demande que toute la lumière soit faite sur cette affaire et réclame justice pour Oumar Sow.
Dans un communiqué, Afrikajom Center indique avoir reçu, le lundi 5 octobre 2026, Oumar Sow venu faire part des violences dont il affirme avoir été victime le vendredi 2 octobre dernier.
Selon le récit livré par l’ancien ministre conseiller, les faits se sont produits alors qu’il se rendait à un rendez-vous avec le juge du 1er cabinet au tribunal de Pikine-Guédiawaye. Une altercation verbale l’aurait opposé à un agent de sécurité de proximité (ASP), avant que la situation ne dégénère.
Oumar Sow affirme que plusieurs policiers sont ensuite intervenus et qu’il a été poussé, saisi de force et traîné dans les escaliers jusqu’à la cave du tribunal. Il dit avoir perdu connaissance avant d’être placé en cellule. Il a ensuite été menotté et transféré au commissariat de Wakhinane-Guédiawaye, avant d’être évacué en urgence à l’hôpital Roi Baudouin.
Selon Alioune Tine, fondateur d’Afrikajom Center, le certificat médical établi à la suite de cette prise en charge fait état de lésions corporelles, notamment de graves ecchymoses à la main droite, au poignet droit et à la région pariétale de la tête. Le document médical mentionne également une incapacité temporaire de travail (ITT) de sept jours.
Face à la gravité des faits rapportés, Afrikajom Center dit exprimer sa vive préoccupation et réaffirme son engagement en faveur de la protection des droits humains au Sénégal.
L’organisation appelle ainsi les autorités compétentes à faire toute la lumière sur les circonstances de l’incident et à diligenter une enquête indépendante, impartiale et transparente. Elle demande également que les éventuelles responsabilités individuelles soient établies conformément à la loi.
Afrikajom Center exhorte par ailleurs les autorités à garantir le respect de l’intégrité physique et morale de toute personne, y compris dans les lieux de justice et de détention, ainsi que l’accès effectif des victimes à la justice et aux voies de recours.
Pour l’organisation, le respect des droits humains et le principe de responsabilité demeurent des exigences fondamentales de l’État de droit et constituent des leviers essentiels pour renforcer la confiance des citoyens dans les institutions de la République.





