À Ziguinchor, « Publiez ce que vous payez » étudie le potentiel du zircon

Le zircon représente un potentiel minier pour Ziguinchor, mais la coalition nationale « Publiez ce que vous payez » appelle à faire participer les communautés locales aux retombées de son exploitation. À Niafrang, cette question se pose aussi en termes de respect du droit et de protection de l’environnement : G-SAND, société gambienne à capitaux chinois, y poursuit l’extraction malgré l’annulation de son permis par la Cour suprême en décembre 2025.

Présentée un samedi dans la capitale régionale, une étude conduite dans le cadre d’un projet avec l’African Climate Foundation examine les ressources en minéraux critiques de la région. Comme le rapporte Lesoleil, son président, Dr Papa Fara Diallo, indique que les données sur le zircon s’appuient sur les informations officielles disponibles concernant le potentiel minier loca

Le potentiel du zircon à Ziguinchor ne constitue pas le seul objet de l’étude. Des consultations ont également recueilli les préoccupations des habitants et les possibilités de mieux valoriser cette ressource au niveau local. À Niafrang, l’exploitation se poursuit sur une dune de six kilomètres, proche d’un cours d’eau et d’un écosystème marin protégé. La Cour suprême a annulé le permis en raison de l’absence d’étude d’impact environnemental. Les communautés locales, représentées par l’avocat Bora Kanté, réclament l’arrêt immédiat des activités et un décret présidentiel interdisant toute activité minière dans la zone.

Pour la coalition, les populations et les collectivités qui accueillent les activités minières doivent pouvoir en tirer des bénéfices, et pas seulement en subir les effets négatifs. Le cas de Niafrang donne à cet enjeu une portée immédiate : le partage des retombées ne peut être dissocié des garanties environnementales ni de la capacité des communautés à faire respecter leurs droits.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *